Bonjour à toutes et tous, et oui ABM est de retour de la plus belle des façons avec quelques clichés de l’éclipse partielle d’hier réalisés par Bernard et moi-même.
Quelle belle journée nous avons eu avec une météo qui était plus que compromise en début de journée mais qui s’est améliorée juste pour le début de l’éclipse à 11h15.
Voici donc les clichés réalisés par Bernard avec sa lunette 130/1150mm et APN 350D défiltré :
et voici maintenant les miennes réalisées avec lunette 106/530mm et caméra ASI 178 MC traitées par Autostakkert, Registax 6 et Photoshop CS6 (ah oui les vidéos c’est une autre histoire à traiter par rapport à des images):
cliché pris à 11:19cliché à 11:31Cliché à 11:45Cliché à 11:56 la différence de couleur est due à des passages nuageux juste devant le soleil Cliché à 12:12 moment du maximum juste quand les passages nuageux étaient les plus denses, on ne peut pas tout avoir…Cliché à 12:15 histoire de ne plus avoir de nuages devant le Soleil dommage pour le maximum à 3 minutes prèsCliché à 12:25Cliché à 12:53Cliché à 13:10 peu de temps avant la fin de l’éclipse
Et voilà, j’espère que vous profiterez de ces quelques images pour celles et ceux qui n’ont pas pu assister à ce spectacle.
Ah oui j’ai presque failli oublier : ABM sera de retour pour ses soirées d’observations du samedi soir, le 3 juillet si le couvre-feu est bien annulé comme convenu au 30 juin et l’association organisera les Nuits des Étoiles si tout va bien en plusieurs sessions cette année mais je vous en parlerai dans un autre article début juillet.
Bonjour à toutes et tous, et oui nous y voila : enfin un commencement de début d’hypothétique retour à la normale pour l’association.
Malgré que la restriction de notre activité soit principalement due au couvre-feu qui en période estivale approchante nous empêche de nous réunir en nocturne plombant ainsi notre plaisir d’observer les beautés nocturnes (non non je ne parle pas de la voisine ou du voisin en tenue légère), nous allons pouvoir assister à un spectacle astronomique rare la semaine prochaine.
Ne désespérons pas : la date du 30 juin approche à grands pas date qui, je l’espère, verra un retour définitif et pérenne à nos activités normales et que nous pourrons tous gambader dans la campagne en chantant des mélodies d’amour et de paix vêtus d’une simple feuille de vigne… Oups là je m’égare mais je ne peux m’empêcher d’être joyeux à cette perspective.
Alors histoire de recommencer notre activité, il ne vous aura pas échappé qu’un événement particulier aura lieu le 10 juin 2021 et ce en période diurne ce qui met « out » le couvre-feu (vous verriez le sourire que j’arbore c’en est presque effrayant).
Je parle bien entendu d’une éclipse solaire qui certes ne sera pas totale et qui couvrira seulement 13% de la surface du Soleil mais ça vaut bien un petit rassemblement entre adhérents et amis pour assister à ce spectacle.
Point de vue météo, on ne peut pas tout avoir, pour le moment on aura de belles éclaircies en espérant que les prévisions se maintiennent d’ici jeudi car oui évidemment la mécanique céleste impose ses lois et ne choisit pas les jours auxquels auront lieu ces événements.
Nous proposons donc à nos adhérents de se réunir sur notre site de Mons en Montois comme d’habitude qui a vu quelques changements ces derniers temps mais je vous laisse découvrir de quoi il s’agit si vous décidez de venir.
Pour ne pas manquer le début de l’éclipse nous devrons arriver vers 10h car l’éclipse débutera à 11:15 environ pour se terminer vers 13:15 avec un maximum prévu à 12:12.
Voici la configuration des 3 moments clés comme vous le constatez une petite partie du Soleil sera couverte lors du maximum (et oui la mécanique céleste impose toujours ses lois) :
configuration en début d’éclipse
maximum de l’éclipse
Fin de l’éclipse
Voila maintenant vous pouvez reprendre les incantations concernant la météo pour ce jeudi si particulier qui je l’espère remplira toutes ses promesses.
En revanche il va de soit qu’il faudra prendre vos précautions pour l’observation de cet événement: protection par filtre solaire pleine ouverture si vous utilisez un télescope (j’en ai deux pour des 200mm type C8) ou si vous voulez observer seulement à l’oeil, il vous faudra les lunettes adaptées spéciales éclipses qui ne seront pas fournies par l’association et surtout vous devrez vérifier que ces dernières ne présentent pas de défauts (griffes, piqûres…).
C’est bien la première fois que j’écris ce genre d’article à propos d’un matériel mais celui-ci est totalement intéressant pour les astrophotographes. Je vais donc vous parler brièvement du filtre IDAS NB1 qui, comme sa dénomination le laisse deviner, est très efficace dans la photographie des nébuleuses.
Alors tout d’abord comment il se présente : et bien vous avez le choix au niveau des diamètres, actuellement le plus intéressant pour les photographes est la version en 52mm car permettant de couvrir un capteur de type full frame (24x36mm) sans vignettage. Comme beaucoup de filtres, celui-ci est inséré dans une monture circulaire possédant un filetage standard compatible avec les nombreuses bagues que nous utilisons dans notre pratique.
Alors pourquoi est il aussi efficace sur les nébuleuses : comme de nombreux filtres dédiés celui-ci va permettre de transmettre les longueurs d’onde typiques des nébuleuses qu’elles soient en émission comme NGC7000 (nébuleuse North America dans le Cygne) où le Halpha est omniprésent (longueur d’onde de 656,3nm) mais aussi les nébuleuses planétaires dont le rayonnement est surtout centré sur la longueur d’onde de l’Oxygène ionisé deux fois couramment appelé OIII (principalement à 500.7nm). D’autres longueurs d’onde passent aussi comme celles du soufre ionisé une fois ainsi que de l’azote ionisé une fois qui sont toutes deux intéressantes également car présente dans les nébuleuses en émission et planétaires.
Je vous propose la courbe de transmission du filtre pour vous montrer qu’il ne laisse passer que les longueurs d’onde qui nous intéressent et SURTOUT ne laisse pas passer les longueurs d’onde des éclairages au sodium (lampadaires à lumière orange) ou au mercure (quasiment inexistant à notre époque) ce qui en fait également un très bon filtre antipollution lumineuse à l’exception des nouveaux lampadaires à LED dont l’éclairage très directionnel n’éclaire plus le ciel si tant est que la partie réverbérante soit bien conçue:
Comme vous pouvez le constater le taux de transmission des principales longueurs d’onde des nébuleuses est proche de 97% ce qui est tout bonnement exceptionnel.
Comme des images valent mieux qu’un long discours je vous propose deux images comparatives réalisées par Bernard sur la nébuleuse de la rosette : la première est prise à l’extinction des lampadaires chez lui (Valeur du Sky Quality Meter = 20.8) et la seconde est prise avec le filtre IDAS NB1 lorsque les lampadaires étaient allumés (SQM = 18.9 donc ciel très pollué) qui sont de type Sodium avec un appareil EOS 5D défiltré pose de 4 minutes à 2500ISO :
pose de 4 minutes à 2500 ISO avec les lampadaires éteints (SQM = 20.8)pose de 4 minutes à 2500 ISO avec les lampadaires allumés et filtre NB1 (SQM = 18.9)
Comme vous le noterez le contraste est très amélioré avec des extensions sur la nébuleuse non visibles sur la pose prise avec les lampadaires éteints.
Je vous propose également le résultat de l’addition de 15 poses de 4 minutes avec le filtre NB1 qui vous montrera la qualité de ce filtre même en région parisienne (bon pas en plein cœur de Paris tout de même):
Le résultat de l’addition de 15 poses de 4 minutes à 2500ISO
J’espère que cet article vous aura plu pour une première revue de matériel dont je n’ai pas vraiment l’habitude.
Une dernière chose à propos du tarif de ce type de filtre qui mérite tout de même l’investissement : il est de 270 € environ et vous pourrez le trouver dans les bonnes boutiques d’astronomie que vous connaissez sûrement.
Histoire de parfaire cet article je vous propose un montage très parlant sur les qualités de ce filtre il s’agit de deux images du même objet prises dans les mêmes conditions de poses avec et sans le filtre. Le résultat est sans appel :
Bernard n’étant pas le seul photographe actif de notre club je vous propose maintenant les clichés réalisés par Bryan lors d’un séjour en Auvergne et également sur notre site d’observation de Mons lors de la reprise de Juillet qui nous a permis d’admirer la comète Neowise.
On commence par la comète Neowise qui nous a occupé un bon moment en Juillet tellement cette dernière était spectaculaire. Il y a 27 poses d’une minute à 400ISO avec un traitement sous Pixinsight en HDR et sans où l’on peut voir la quaue d’ionisation de couleur bleue assez fine:
Sans HDRAvec HDR la structure est plus visible et permet de démarquer un peu plus la queue d’ionisation
Ensuite la nébuleuse Trifide M20 et l’amas M21 pris sur notre site de Mons en 140 poses de 20 secondes à 3200ISO:
Ensuite la nébuleuse de l’aigle M16 avec 40 poses de une minute à -15°C avec caméra ZWO et Newton 200/1000 prise en Auvergne:
J’espère que ces clichés seront à votre goût en attendant que j’en réalise quelques uns durant mes congés.
Bonjour à toutes et tous, malgré la crise sanitaire qui perdure, certains de nos adhérents ne sont pas en reste niveau photos astronomiques.
Je vous présente donc quelques clichés réalisés par Bernard lors de son séjour dans le parc naturel du Causse noir, très bon endroit pour la pratique de l’astronomie en raison de sa pollution lumineuse très faible avec un SQM de l’ordre de 21.6 voir 21.7 ce qui est une valeur exceptionnelle à notre époque où l’éclairage artificiel prend une place de plus en plus prédominante.
Première photo : la nébuleuse du pélican IC5067 prise à la lunette de 130mm et EOS Mark2 défiltré à 2500ISO, 5x5minutes en raison de l’humidité montant très rapidement. Toutefois vous pouvez constater que le peu de poses a permis de capter beaucoup de signal prouvant la qualité du ciel :
Second cliché : la nébuleuse North America NGC7000 toujours avec le même appareillage et temps de poses:
La troisième : la nébuleuse Oméga M17 cette fois ci avec 8×5 minutes de poses
Ensuite c’est au tour de la voisine de M17 : La nébuleuse de l’aigle M16 à 1600 ISO et 10×4 minutes de poses
Bernard s’est également attaqué à la nébuleuse du cœur en 3×5 minutes. Il manque du signal mais pour 15 minutes de poses cumulées le résultat est tout de même à la hauteur essentiellement grâce à la qualité de ciel :
La moisson n’est pas terminée avec cette fois ci la nébuleuse California NGC1499 en 8×4 minutes à 2500ISO:
On part maintenant vers le Sagittaire avec la nébuleuse de la Lagune M8 accompagnée de la nébuleuse Trifide M20 toujours en 8×4 minutes de poses
Beaucoup plus bas dans la constellation du Verseau, voici la nébuleuse planétaire Helix NGC7293 toujours en 8×4 minutes à 2500ISO:
Et enfin pour terminer la nébuleuse de l’âme IC1848 toujours en 8×4 minutes à 2500ISO:
Voila j’espère que ces clichés de Bernard que je trouve vraiment magnifiques vous feront voyager dans les merveilles de notre Voie Lactée en cette période de reprise.
Cette fin de nuit a été très prolifique pour les photographes de l’association.
Je vous présente maintenant les deux clichés qu’a pris Bernard avec lunette de 60mm à F/6 et APN 350D :
Elles sont plus travaillées que les miennes car Bernard a empilé 5 poses de 15s à 200ISO et la comète est vue de beaucoup plus près, la focale étant pratiquement triplée par rapport à moi. L’empilement a été fait sous Deep Sky Stacker :
Une image brute de 15sLe résultat de l’empilement des 5 poses
Bonjour à toutes et tous, ce matin j’ai eu la bonne idée de mettre le réveil à 3h pour faire quelques clichés de cette fameuse comète dont j’entendais parler depuis plusieurs jours et dont j’avais reçu quelques clichés ces derniers jours.
Histoire de montrer que les « vieux » ne sont pas rouillés, je me suis rendu sur le site de Mons en bord de route (non non je n’allais pas faire le trottoir non mais…).
En cours de route je reçois un message de la vice-présidente qui me dit que le ciel est bouché. Je me suis alors dit que je devais avoir la poisse. Peu importe, étant très près du site je me décide à y aller.
Arrivé sur place, le désarroi me guette quand je vois une bonne bourrée (non pas la danse) de nuages vers le Nord Est.
Allez, je me dis, attends quelques minutes et regarde comment ça évolue. Bien m’en a pris car à peine 5 minutes après mon arrivée, j’aperçois une lueur sous Capella dans le cocher et là, la révélation: une comète comme je n’en avais pas vu depuis un paquet d’années visible à l’oeil nu et une queue bien visible.
Je me précipite dans le coffre pour récupérer trépied appareil photo et je règle à la va-vite le boîtier : balance des blancs nuageuse, pose de 15s à 800 ISO et téléobjectif réglé sur 150mm et mise au point rapide sur la Lune en mode manuel. La première photo est visualisée sur l’écran de l’APN et là… zut c’est trop lumineux (il est environ 4h20). Je baisse le temps de pose à 8s à F/5.6 toujours à 150mm et ça devient nettement mieux même s’il fait encore nuit le fond de ciel est encore trop lumineux. Ultime réglage : je passe à F/8 en espérant capter suffisamment de lumière. Enfin le cliché me plaît et je continue à déclencher pour enregistrer un bon nombre de clichés histoire d’en avoir au moins quelques uns de potable.
Vu les conditions j’envoie un message à la vice-présidente qui me dit qu’elle me rejoint avant le lever du soleil. La luminosité s’installe très rapidement avec le lever du jour, il est environ 4h50 et la comète s’efface petit à petit mais le spectacle en vaut la peine : une queue d’environ 4° de long un noyau bien lumineux malgré les conditions de lever du jour très rapide en cette période.
Bref une épopée d’une demie heure environ pour cette comète qui tient toutes ses promesses. Trêves de bavardages, place aux images:
150mm – 800ISO F/4.8150mm – 800ISO F/4.8120mm F/8 800ISOUne tentative en HDR à 120mm
Bonsoir à toutes, alors ça y est j’en suis sûr on tient notre nouvel astrophotographe en la personne de Bryan qui se démène depuis plusieurs semaines maintenant pour nous sortir des clichés tous plus spectaculaires les uns que les autres.
Première image : La galaxie M101 constituée de 40 poses de 5 minutes à 1600 ISO traitée intégralement sur pixinsight logiciel très plébiscité aujourd’hui par les astrophotographes car ce logiciel est dédié avant tout à eux.
Ensuite un trio de galaxie non pas dans le lion comme on en a l’habitude mais dans le Dragon (NGC 5985, 5982 et 5981) qui change un peu de l’ordinaire et qui devrait inspirer les autres photographes de l’association. 39 poses de 5 minutes à 1600ISO ont été nécessaires:
Ensuite un grand classique : la galaxie M51. Cette fois ci c’est une caméra ZWO ASI 533MC Pro qui a été utilisé pour la prise de vue avec 34 poses de 120 secondes à -15° (je parle de la température du capteur pas extérieure):
Ainsi que la galaxie M63 toujours avec la même caméra et seulement 10 poses de 2 minutes prouvant la sensibilité de ces caméras à capteur couleur:
Et pour finir trois clichés d’objets plus estivaux : La nébuleuse du croissant NGC 6888 dans le Cygne (17 poses de 240s), la nébuleuse d’ Iris NGC 7023 (10 poses de 300s) et enfin la nébuleuse de la bulle NGC 7635 (23 poses de 300s) toujours faites avec ZWO ASI 533MC Pro dont le capteur fait vraiment des prouesses. Le traitement est toujours fait avec Pixinsight en soustrayant 2h de darks et une centaines d’image d’offset:
nébuleuse du croissant NGC 6888La superbe nébuleuse de l’Iris NGC 7023La nébuleuse de la bulle NGC 7635
Ah Ah je vous ai bien eu il y en a encore d’autre : la comète C/2020 F3 Neowise très spectaculaire dans le ciel du matin car visible à l’oeil nu et encore mieux avec des jumelles, il faut se lever de très bonne heure pour la voir entre 3h30 et 4h30 car après le jour commence à apparaître. Remarquez sur la première image les magnifiques nuages noctulescents:
nuages noctulescentsLa comète C/2020 F3 Neowise, Le bruit est dû au retrait du fond de ciel que Bryan a du pousser vu les conditions de prise de vue
En tout cas bravo Bryan pour cette productivité et la qualité de tes images.
Bonsoir à toutes et tous, comme vous le savez déjà j’avais écrit un tutoriel concernant la photographie de transits de l’ISS devant le Soleil ou la Lune il y a quelques semaines.
Bernard vient de mettre en pratique ce guide et bien lui en a pris. je vous laisse juge de son cliché sous forme d’un chapelet de l’ombre de l’ISS sur le Soleil :
Ombre de l’ISS sur le Soleil réalisé par Bernard
En tout cas un grand bravo à lui, en espérant que d’autres photographes tenteront l’expérience.
Bonjour à toutes et tous, après le confinement il est grand temps de se remettre à notre pratique astronomique favorite.
Pour renouer avec notre loisir, je vous propose un article destiné plutôt aux photographes car le phénomène est extrêmement court : le transit de l’ISS devant la Lune ou le Soleil.
Je n’ai pas la prétention de vous garantir un résultat à la hauteur de ce que fait Thierry Legault qui est un spécialiste de ce phénomène transitoire et qui a fait de merveilleuses images dont une montrant la navette Atlantis en approche de l’ISS lors de son transit devant le Soleil le 16 mai 2010 lors de la dernière mission de cette navette. Mais je vais vous apporter quelques éléments de réponse pour faire ce genre de photos.
Tout d’abord, et bien il faut prévoir à quelle heure va passer l’ombre de l’ISS sur le Soleil ou la Lune depuis un endroit géographique précis.
Une solution : le site www.transit-finder.com dont la page d’accueil se présente comme suit:
Comme vous le constatez il faut renseigner les coordonnées géographiques latitude longitude de votre site d’observation. Pour trouver ces coordonnées on va utiliser le site www.geoportail.gouv.fr plutôt que le bouton « Select from map » qui donne juste une carte et non la vue aérienne du site.
Exemple avec le site d’observation de l’association : pour accéder aux coordonnées vous allez devoir cliquer sur l’icône en forme de clé plate sur la droite de la carte puis cliquer sur « afficher les coordonnées » dans le menu qui s’ouvre après avoir cliqué sur la clé. il vous suffit ensuite de placer votre curseur sur la carte et de cliquer sur le site d’observation faisant apparaître une fenêtre en haut à gauche de la vue indiquant coordonnées et altitude:
Attention une petite remarque s’impose : le site transit-finder.com ne prend que les coordonnées décimales limités à 5 caractères décimaux et l’altitude ne prend pas de décimales. Dans notre cas nous allons donc entrer les valeurs suivantes:
Ensuite on va s’intéresser au second point du site transit-finder et renseigner sur quelle période nous voulons calculer les différents transits. Cette période est limitée à un mois à partir du jour où vous faites votre recherche sûrement dans un soucis de précision le phénomène étant très fugace (quelques dixièmes de secondes à quelques secondes):
Viens ensuite le troisième et dernier point : la distance que vous acceptez de parcourir pour voir ce genre de phénomène. Je vais donc mettre 80km.
Il ne reste plus qu’à cliquer sur « calculate » pour obtenir les résultats:
Ce dernier transit est des plus intéressants car le site indique un transit le mercredi 1er juillet 2020 à 07:25:35.17 en heure locale donc pas besoin de se prendre la tête avec des heure UTC GMT etc… devant le soleil d’une durée de 2.05s. En revanche le Soleil sera bas sur l’horizon à environ 13° d’altitude étant donnée l’heure.
Vous pouvez cliquer ensuite sur « Show on map » pour afficher sur une carte la bande de visibilité du phénomène qui n’est pas très large de l’ordre de 14km dans le cas présent mais qui laisse du choix pour trouver un meilleur site d’observation:
L’avantage de se situer sur la ligne centrale est d’augmenter la durée du transit qui passe de 2s environ sur notre site à 3.37s si vous vous situez sur cette ligne ce qui n’est pas négligeable et qui vous permettra d’enregistrer plus d’images.
Alors maintenant quel matériel choisir? Pas simple comme question car on peut utiliser beaucoup de choses et en premier lieu lors de transits devant le soleil : un FILTRE SOLAIRE indispensable si vous ne voulez pas détruire votre caméra ou appareil photo évidemment.
Ensuite à vous de faire un choix : dans l’idéal je prendrai un couple télescope ou lunette avec un capteur qui permet de couvrir tout le soleil ou la Lune sur l’intégralité du capteur.
Le phénomène étant très fugace (quelques dixièmes de secondes à quelques secondes) je privilégierai une caméra permettant de faire des vidéos comme les ZWO planétaires ou autres caméras du même genre.
Voici un exemple de champ que l’on peut obtenir avec une FSQ 106 (530mm de focale c’est ça le plus important) et une ZWO ASI 178MC (3096×2080 pixels de 2.4µm) :
ça tient pile poil dans le champ et il faudra donc surveiller que le soleil ne bouge pas trop avant l’acquisition.
L’avantage d’une caméra de ce type est de pouvoir faire des vidéos à haute vitesse (de 30 images par seconde à plus de 100 voir 200) suivant les réglages que l’on mettra dans le logiciel d’acquisition. Inconvénient majeur : nécessité d’avoir un PC portable avec la batterie chargée pour ne pas se retrouver sans PC à quelques secondes du phénomène. Pour les réglages il va falloir privilégier la vitesse la plus rapide que l’on peut, de façon à enregistrer un grand nombre d’images durant le phénomène sans toutefois diminuer la résolution pour avoir un maximum de détails sur l’ISS.
Si on a pas ce genre de caméra pas grave, vous pouvez utiliser un reflex numérique en mode rafale et je vous laisse éplucher votre documentation d’APN pour trouver comment faire.
Mais alors vous allez me dire : le phénomène est extrêmement court comment je peux savoir l’heure exacte de façon à ne pas le rater. Alors pour l’instant je vous donnerai une solution théorique que je n’ai pas testé sur le terrain : avec nos smartphones modernes on peut trouver plusieurs applications vous donnant l’heure à partir d’horloges atomiques, je vous dirai donc d’en choisir une au pif (enfin regarder quand même les commentaires avant pour ne pas télécharger n’importe quoi).
Pour ma part j’utilise « Atomic Clock & Watch Accuracy Tool (with NTP Time) » qui vous ouvre un encart avec l’heure exacte sur l’écran de votre smartphone.
Voila j’espère que cet article vous aura plu et que vous ne manquerez pas d’envoyer vos photos si vous vous frottez à ce genre d’exercice. Sait on jamais nous avons peut être notre Thierry Legault dans l’association. D’ailleurs je ne peux que vous montrez le cliché réalisé par Bryan le 31 mai lors d’un transit de l’ISS devant la Lune apparaissant en bas à droite de l’image:
Bravo à lui qui m’a donné envie d’écrire cet article qui je l’espère inspirera les photographes de l’association.